Présentation

Présentation
J'remplirais ça au fur et à mesure et quand j'aurais et le temps et l'envie.

Présentation rapide : Bon pour faire simple; Fermes les yeux et imagine toi la perfection, ça y est? ca se matérialse doucement dans les limbes de ton esprit? Bon et bien tu viens de m'imaginer l'ami, bravo et à la prochaine.

Présentation pour les nuls:: bon vous manquez sérieusement d'imagination? La perfection est difficile à se représenter? Je sais, c'est dur d'être parfait...Bon on va pas rentrer dans les détails hein, J'ai 19 ans et je souhaite devenir ecrivain (quel est le connard qui vient de dire y a du boulot?). J'vais pas vous faire chier à la D. Copperfield avec "je suis né, j'ai grandis", je suppose que tout le monde s'en doute que que ce n'est pas un blog pré-natal. Si vous aimez mon style (bah oui, on trouve toute sorte de cinglés sur internet de nos jour), vous pouvez toujours me demander d'écrire une hist' pour vous (mp avec au moins le décor de départ et l'héros)+ (si vous êtes une fille; une photo de vous nue (c'est ce qu'on appele l'inspiration du poète), (si vous êtes un mec; 10 euro suffiront c'est ce qu'on appele le mécénat).

Présentation pour les sur-doués: Je suis de l'Oxygène, du Carbone, de l'Hydrogène, de l'Azote, du Calcium, du Phosphore, du Potassium, du Soufre, du Sodium, du Chlore, du Magnésium, de l'Iode, du Fer, du Cuivre, du Zinc, du Sélénium, du Molybdène, du Fluor, du Manganèse, du Cobalt, du Lithium, du Stroncium, de l'Aluminium, du Silicium, du Plomb, du Vanadium, de l'Arsenic, du Brome




Les styles sont assez différents car les écrits n'ont pas tous été écrit en même temps ni dans le même état d'esprit. Deplus j'aime faire des néologismes, ne passez pas votre temps à les noter, ils sont nombreux mais toujours compréhensible. Pour ce qui est des commentaires, n'oubliez pas que je suis Dieu. Après discussion avec le vrai Dieu, il semble que je ne soit que son fils, si si le grand ponte, le roi du monde (le vrai, pas la tapette italienne du raffiot), le grand créateur (pas Gauthier) c'est ma mère(tout ça pour dire que Dieu il est cool, qu'il a de bon arguments XD et que si j'avais un harem, elle serait vendredi) , donc si tu postes quelques chose de désobligeant ne t'éttones pas si ta maison prend feu, si un proche disparait subitement ou encore si tu te met à voir des fous qui transpirent des dents un peu partout, tu l'auras cherché. Donc déjà on signe ses comm et on est gentil (ou on accepte de devenir impuissant et d'avoir la calvitie dans un délai proche de la microseconde) et on n'oublies pas de s'addresser à moi par des "grand maître" ou "puissant écrivain dont la renommé traverse les siècles" (mais pas par "mon dieu" ca me gènes en public...)et on prend un ton suppliant destiné à bien démontrer ma supériorité sur vous.

Voila jusque la l'article n'est qu'un amas de paroles à prendre au 36eme degré.

"Prenez ou jetez ce que vous voulez dans mes textes, ce ne sont que des textes." comme qui dirait

Quelques règles de conduites (et ben wi)
1)On signe ses comm (sinon c'est trop facile)
2)Je ne rends aucun comm (pas besoin de me laisser l'add de ton blog, je m'en fous)
3)Critique acceptée si elles sont constructives (tu trouves que ca ressemble à une dictature? FAUX ca ne ressemble pas: On EST en dictature. Et si t'es pas content, casses toi).

Et si tu postes une saloperie pour me dire de venir poster sur ton blog je te spatules les roubignolles à la porte fenètre !!!


Des questions?: Mana-from-dreadcast@hotmail.fr

TxT: Mana.
Pix : Amaroq

P.S. : Les textes sont à votre dispositions, n'oubliez toute fois pas qu'ils sont à MOI, donc si vous vous en servez d'une quelconque manière, ayez la franchise de reconnaître le véritable auteur. Merci
(sinon je me verrais dans l'obligation de faire de vous une nature morte, Prêt à passer à la postérité?)

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 03:38

Modifié le jeudi 16 avril 2009 18:23

Les aventures de messire Grain de Maïs (1er partie)

Les aventures de messire Grain de Maïs (1er partie)
Contexte: Mana est à son exam d'anglais et la prof demande de rédiger une sorte de conte pour enfants, donc voila la il s'agit de la traduction de ce merveilleux conte emplit d'insultes qu'il est important aux enfants de connaitre. DOnc voila c'est un texte qui date pas mal et qui n'est pas terrible vu que pas écrit dans ma première langue mais je le trouve bien quand même.

L'histoire du grain de maïs


Il était une fois un petit grain de maïs avec un sabre laser en forme de carotte. Ce petit grain de maïs avait comme fidèle destrier un Glofurs de Mezrock ramené du lointain pays du Psyché. Dans le royaume du beurre Sir Maïs était un chevalier fort respecté (il était le fils du frère du meilleur ami du voisin du tailleur du roi) et combattait les horribles hordes de Schnops, Guipse et Schmutant. Les Schnops sont des espèces d'argentins chauves, les Guipse ressemble à des évêques fous et les Schmutant revêtent les formes d'un nuage avec un bouclier en forme de coquillages.

Donc, messire Maïs chevauche tranquillement dans la forêt à la recherche de ses ennemis lorsqu'il aperçoit le petit chaperon rouge, son sang ne fais qu'un tour et il décapite la fillette (Auteur : « j'lui avait dit de pas venir pourrir mon histoire a cette salope »).

Donc le brave messire maïs (qui a tué un canard hier) continue son chemin en chantant little red ridding hood lorsqu'à travers les feuilles des arbres il entrevoit Merlin : « J'en ai marre de tout ces personnages de conte de fée » dit le brave chevalier (qui ne chante pas très bien) avant de se mettre a charger l'enchanteur (qui a une plus longue barbe que sire maïs). Le sorcier voyant le courageux chevalier foncer sur lui dit : « épargnez moi et je vous donnerais une potion qui vous aideras à combattre vos ennemis ». Messire maïs (qui n'as pas de barbe) baissa son épée laser et dit : « donne moi cette potion ou je te tue ».

Après avoir reçu la potion de Merlin et l'avoir tué (Sir Maïs avait mentit, il tue toujours ceux qui ont une plus grande barbe que lui) et donné le cadavre à son Glofurs, le chevalier se remit en route.

Après une demie lieue de chevauchée, notre petit grain de maïs reconnu, assise sur une banane en forme de rocher, princesse petit pois, Sir maïs, qui était très irrité de rencontrer tout les couillons qui apparaissent dans une putain de fable pour gosses au lieu de débusquer ses ennemis, s'approcha de P.P.P. (princesse petit pois pour les intimes) et lui poussa des plumes de fraises dans la gorge jusqu'à ce qu'elle en meure.

Après cet exploit, le chevalier se remit en route encore une fois...

TxT: Mana.
Pix: ?

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 03:53

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 14:19

Les aventures de messire Grain de Maïs (2ème partie) (parce que même les pires choses ont une suite...)

Les aventures de messire Grain de Maïs (2ème partie) (parce que même les pires choses ont une suite...)
Contexte: Réalisé à la demande expresse d'une personne voulant absolument une suite aux fabuleuse aventures de mon légume chevalier préféré...




L'histoire du chevalier grain de maïs

Passablement irrité par toutes ces rencontres, notre brave chevalier s'arrêta aux bords d'un ruisseau pour se rafraîchir le grain lorsque trois petites lueurs éveillèrent son attention aux bords de l'onde bleue cristalline. En s'approchant Messire Maïs reconnut les trois fées marraines de La belle au bois dormant en train de deviser. A son approche les fées se dispersèrent et vinrent tourner autour de messire maïs pour le taquiner en le piquant de leur baguette.

Mal leur en prit, Maïs est très irritable (voir irrité) (d'ailleurs il met de la crème), il arracha les ailes de la première qui passa à sa portée et calcina les deux autres de son sabre laser en forme de carotte. Après s'être régalé d'une frugale brochette de fées, le brave chevalier se remit en route prêt à débusquer ses ennemis là où ils se terreraient.

En remontant le ruisseau, il rencontra la dame du lac (en vacance dans le petit cours d'eau) qui lui tient a peu près ce langage : « Maître Maïs, si votre ramage... ».
Excédé par toutes ces fioriture, Maïs décapita l'espèce de salope qui lui embrouillait l'esprit avec ses phrases très très cons.

Poursuivant son chemin comme un preux chevalier qu'il était (C'est un grain de maïs courageux) il rencontra le lapin blanc qui lui demanda l'heure. Troublé par tant de politesse Maïs commença à chercher sa montre (il en a reçu une pour ses 12ans) avant de se rendre compte que un grain de maïs ne fêtait pas son anniversaire et ne recevait pas de cadeau.

Avant qu'il ait eu le temps de dégainer, le lapin s'était mit à tourner autour du Glofurs qui commença à avoir le tournis et finit par dégeuler sur le lapin qui du coup n'était plus très blanc.

Maïs se mit à rire de la situation car Plus personne ne reconnaîtra le lapin blanc dans cet état. Mais le lapin qui n'avait pas le même humour et qui était maître escrimeur provoqua messire Maïs en duel. Son honneur mit en jeu, le preux chevalier (dont la barbe n'as pas poussé) dédaigna son sabre et chargea le lapin qui s'agitait seul avec son fleuret.

Trois coup d'épée plus tard et vingt litre de sang de lapin plus tard, Maïs venait de gagner son combat. (Normal, il avait déjà tué un canard il n'y a pas si longtemps).
Il se remit en route, essayant d'éponger le sang de lapin qui lui collait au grain en chantant si fort que les oiseaux devenait fou et se mettaient à voler à l'envers entre des arbres de beurre et de caramel.

TxT: Mana.
Pix: ?
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# Posté le jeudi 27 septembre 2007 03:59

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 14:19

Légende irlandaise

Légende irlandaise
Contexte: écrit pour un concours de nouvelles (participation obligatoire dans le cadre d'un cours de français) malgré tout il n'a pas passé le 2ème tour...


Le piège d'Arthelac.

La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures sur la profonde forêt d'Irlande.
Une ombre titubait de gauche à droite sur le petit sentier serpentant à grands renforts d'insultes qui auraient fait rougir une matrone Ecossaise...
L'odeur d'alcool qui empestait tout autour de l'homme, ne laissait aucun doute sur l'état de sa sobriété. Sa voix de rogomme s'élevait haut dans le feuillage des chênes, passant d'une chanson paillarde à un juron dont la longueur rappelait la profondeur d'un tonneau de whisky.
Malgré le nombre incalculable de racines noueuses qui lacéraient le chemin, l'homme faisait preuve d'une extraordinaire agilité pour ne pas tomber bien qu'il se rattrapa maintes fois a l'écorcé d'un arbre salvateur. La lune balayait le sol de son pâle halo lumineux.
Les rares animaux qui n'avaient pas fuient les beuglements de l'ivrogne poussaient de légers cris plaintifs sous le passage de l'homme éméché. Du fin fond de son esprit embrumé par l'abus de whisky, une vieille légende lui revint en mémoire : celle d'Arthélac, la nymphe maudite.
Celle qui fut envoyée sur terre avec ses s½urs pour ensemencer la nature et qui ne put retrouver son chemin dans l'épaisse forêt qu'elle avait créée. Depuis les vieillards contaient aux enfants qu'elle errait toujours dans les profondeurs des bois et se repaissait des voyageurs qui n'avaient pas eu le bon sens de rentrer sur le droit chemin. Il rota bruyamment, avant de partir dans un fou rire inextinguible qui eut tôt fait de chasser l'idée de la bonne femme dévoreuse d'Irlandais, plutôt destinée aux rejetons un peu trop épris de liberté s'égarant la nuit tombée.
Il arriva à une fourche, un panneau de bois planté dans le sol indiquait la destination de chacun des deux sentiers qui plongeaient un peu plus profondément dans l'obscurité ambiante. Il fouilla dans sa mémoire mais ne se souvint pas d'une bifurcation à cet endroit...
Il n'y prêta guère attention, et choisit, arbitrairement, le chemin de gauche comme le sentier salvateur qui le conduirait à la couverture en laine de mouton du lit conjugal.
Au bout de quelques mètres, il entendit des bruits qu'il assimila d'abord à des rires qui lui glacèrent le sang avant de le rassurer. Il se disait qu'il s'agissait sûrement d'un cri d'oiseau quelconque dénaturé par le vent... Puis il rit de sa frayeur puérile avant de se remettre en route. Le froid glacial d'octobre ralentissait l'avancée de l'homme mais tandis qu'il avançait à petits pas, de grandes rafales le poussèrent vers l'avant avec tant de force qu'il faillit s'étaler dans la boue. Il se retourna pour invectiver le vent mais ne reçut, pour toute réponse, qu'une bourrasque violente qui l'obligea à avancer de quelques mètres. Il maugréa envers Celui-D'en-Haut qui semblait tellement pressé de le voir regagner son domicile qu'il s'était mis à lui souffler dans le dos. Il tituba encore un temps interminable avant d'entendre une voix venant des noirceurs de la forêt qui s'étendait sur la droite du sentier. Il n'y prêta d'abord pas attention, mettant la voix sur le compte de l'alcool. Mais quand il entendit, à plusieurs reprises, son nom murmuré, il ne put s'empêcher de se figer, les membres tremblants et l'esprit assailli de doutes.
Il crut d'abord à une farce du vieux Mac Abhay, mais la voix avait quelque chose de féminin dans le ton plaintif. Il scruta la forêt sombre et dut puiser dans ce qui lui restait de courage pour sortir du sentier et fouler l'humus qui couvrait la quasi totalité de ce bois, en dehors des chemins entretenus par quelques bûcherons.
Chaque pas entamait le peu de détermination qui subsistait dans ce corps enivré. Il avança à tâtons sur plusieurs mètres. A chacun de ses pas, il s'enfonçait un peu plus dans une fange abyssale qui lui léchait la moitié des mollets. Le cri se rapprochait et s'était lentement transformé en une mélopée des plus apaisantes et malgré la peur qui lui rongeait les intestins il ne put se forcer à faire demi-tour. Il s'appuya à un arbre qui bordait une clairière, contourna le feuillage, se plaquant à l'écorce de peur de tomber, la terre s'étant soudain mise à trembler sous lui. Quand le séisme, qui n'avait eu lieu que dans le cerveau de l'homme se fut calmé, il réalisa qu'il était assis, dos à l'arbre, dans la clairière. En face de lui, sous la lumière blafarde de la lune, il distingua assise sur un rocher, une jeune fille à l'air ingénu et au visage angélique : ses grands yeux clairs se posaient sur lui et il en éprouva un trouble grandissant. Elle se leva, ses longs cheveux entremêlés de feuilles dans le dos. Sa robe blanche de confection antique et presque transparente épousait son corps jeune et frêle. Chacun de ses pas faisait balancer ses hanches d'une façon qui exaltait l'imagination de l'Irlandais. Ses petits pieds nus effleuraient sans bruit l'herbe recouverte de fines gouttelettes d'eau.

Dès qu'elle fut à moins d'un mètre du visage rubicond de l'Irlandais elle se pencha en lui souriant de ses lèvres pourpres qui s'harmonisait avec son teint mêlé de blanc et de vert pâle. Elle vit le regard concupiscent de l'homme glisser lentement vers le renflement de son décolleté. Celui-ci offrait des seins lactescents à cette froide nuit de fin d'automne. Elle se redressa prestement, exhalant les effluves qui rappelaient le parfum des fleurs du jardin de Mc Adam. Loin d'être effrayée par les pensées libidineuses de l'étranger, elle lui adressa un sourire enjôleur qui éperonna l'excitation de l'Irlandais. Qui se redressa tant bien que mal et voulut passer ses bras autour de la fine taille de l'inconnue mais elle recula de façon à être hors de portée tout en retroussant son petit nez d'un air mutin avant de s'éloigner.

Le flot d'idées qui ballottaient dans le crâne de l'homme l'exhortait à poursuivre l'enjôleuse qui avait quitté la clairière. Sans dire mot, il s'élança à la poursuite de cette muse un peu farouche dont la beauté était presque maléfique.
Il franchit l'orée de la forêt et continua de suivre les empreintes fraîches laissées par les plantes de pieds délicats de la fuyarde. Il dévala une pente escarpée et déboucha sur une sorte de sentier forestier oublié de l'humanité. Celle-ci descendait vers une petit lac où des lucioles virevoltaient gracieusement à la surface, éclairant les eaux sombres et apaisées par des années de solitude bienveillante sur ce lieu qui n'était guère dérangé que par les êtres de ce bois. Il s'approcha de l'onde paisible avec contentement, passa sous le feuillage d'un saule pleureur, qui semblait s'agiter sous l'effet d'un rire muet, témoin de ce qui allait advenir. L'homme la vit, au milieu de l'eau que la lune rendait opalescente. La température glaciale de l'eau lui avait imprimée un sentiment de surprise qui n'ôtait rien à sa beauté Vestale. Il s'avança dans l'eau pour rejoindre cette vision onirique. Surpris par le froid liquide qui lui détrempait la moitié des membres inférieurs il hésita avant de lui ouvrir les bras et, crut déceler de la pudeur dans l'être qu'il dévorait littéralement de ses yeux avides. Les cinq sens en proie aux flammes du désir. Il ne put se détacher de la vue des mamelons que la robe éclaboussée laissait apparaître... Il lui effleura le bras, doux et chaud, ce qui eut pour tout effet d'empourprer légèrement les joues de la belle. Il posa l'autre main sur la hanche de l'inconnue puis dans un geste mal avisé l'attira vers lui. Une agréable odeur malique se dégageait de son corps malingre. Il voulut étrenner ces lèvres qui semblaient l'attirer inexorablement mais le visage de la fille changea, s'enlaidissant a vue d'½il ! Il cligna des paupières espérant qu'il s'agisse d'une illusion due à la fatigue, que la laideur du visage qu'il chérissait depuis leur rencontre n'était qu'évanescente. Mais au lieu de disparaître, elle s'était accrue de façon alarmante ! Sa peau semblait faite d'écorce, rude et vieille... Il voulu fuir, mais il était retenu par le bras. Il remarqua que son poignet était étreint par une sorte de main de bois... Il hurla de frayeur, ses cheveux virèrent au blanc, preuve que l'organisme du malheureux subissait une agression mentale à laquelle il ne pouvait échapper. Lorsqu'il vit le visage arborescent ouvrir la bouche d'où s'échappait une haleine méphitique de vieille charogne, il comprit, mais trop tard, les crocs de bois plantés dans son cou, qu'il était tombé dans le piège de la nymphe...

Dans le piège d'Arthelac...

TxT : Mana.
Pix : "La Nymphe" tirée du manuel du monstres D & d.

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 04:16

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 07:13

Légende irlandaise N°2

Légende irlandaise N°2
Contexte: Second texte écrit pour le concours de nouvelles, écrit en moins d'une heure à la demande d'une amie. (m'as permis de lire "Mercure")


Je sais désormais que mon âme sera damnée pour l'éternité, que lorsque mon
Enveloppe corporelle se fanera, une horde de démons viendront la recueillir pour s'en repaître à tout jamais. J'écris donc dans l'espoir que cette lettre, ce testament devrais-je dire, parviendras entre les mains d'une personnes charitable qui daignera la remettre entre les mains de mes parents, puissent-ils comprendre que je les ai aimé malgré nos différends.

Mon nom importe peu pour vous mais sachez que je me nomme Mana, je suis né dans les régions incultes de l'Irlande, dans le petit village de Balter : Quand je repense à mon village natal mes yeux s'emplissent de larmes cuisantes qui me remémorent mon ignorance et ma stupidité. J'aurais dû être heureux de vivre en paix et de cultiver la terre que mes ancêtres avaient défendue en versant leur sang et leur larme. Mais je ne sais quel esprit malin me soufflait a chaque moment que ma vie était ailleurs, quand le puissant vent du nord emportait mes cheveux autour de mon cou il me semblait entendre les acclamations d'une foule multiples qui jetaient sur moi un regard émerveillé. Avec le temps, je développait quelques dons en matière d'équilibrisme et quelques tours de passe-passe qui me valurent les foudres de mon père qui prétendait que cela ne servait a rien. Devant l'incompréhension parentale, je comprit que la vie de bohème m'attirait d'avantage que celle de fermier. Je décidait à ce moment de me perfectionner et d'attendre le passage d'un quelconque cirque dans la région pour prendre la clé des champs.

Mon attente fut de courte durée, car, comme si le ciel m'avait entendu, les roulottes aux couleurs délavées apparurent un soir sur la colline surplombant la village. La caravane s'arrêta à la sortie de Balter et des hommes au teint pâles et aux visages fermés se mirent à monter l'énorme chapiteau. Bien que l'½uvre soit imposante et harassante, il ne leurs fallu que quelques heures pour finir, à la nuit tombée, le chapiteau, aux couleurs pourpres et rouge sang se détachait de l'horizon ou le soleil semblait pressé de disparaître comme si il savait qu'il ne devait pas trop s'attarder ici.

Le temps passa mais le cirque n'ouvrit pas ses portes aux visiteurs, qui curieux s'en étaient approchés dans la soirée. Le directeur du cirque était un petit homme au teint cireux, ses yeux vides et son sourire carnassier avait fait reculer les enfants qui hurlaient de frayeur à son approche. Il avait expliqué que le cirque resterait fermé un moment mais que personnes ne devait s'inquiéter, que le spectacle serait à la hauteur de l'attente et tout le monde était rentré satisfait chez lui.

Poussé par une curiosité que je ne m'explique toujours pas, j'ouvris la fenêtre de ma chambre, le vent de la nuit s'engouffra dans ma modeste chambre et me revigora. Les membres tremblant d'excitation je me glissait sur le petit toit de tuile rouge sombre puis, d'un geste habile, atterrit dans la terre meuble qui entourait la maison et qui durant la bonne saison, servait de jardin à ma mère. Je me ruais vers le chapiteau malgré la douleur qui me perçait la moitié du corps je ne voulus pas ralentir de peur de voir le visage courroucé de mon père venu me ramener a mon lit.

J'atteignis le périmètre occupés par les artistes et mon c½ur se calma, la peur subite du paternel se calma et je m'adressait poliment a une montagne de muscles pour qu'elle me renseigne sur le bureau du directeur. Il me dévisagea d'abord je cru lire une expression de pure cruauté dans ses yeux vides mais lorsqu'il me désigna l'entre du chapiteau, j'y lu plutôt de la pitié compatissante. Je le remercia aussitôt et me dirigea vers l'entrée du chapiteau. Ne sachant pas trop quoi faire, j'y entra et ce que j'y vit me frappa de stupeur : un homme au teint buriné par le soleil se tenait devant des ossement ; il leva une sorte de baguette et se mit a chanter. Aussitôt, les os se dressèrent et se mirent à se mouvoir avec une aisance que j'avais rarement vue chez un humain. Lorsqu'il m'aperçu le mage perdit son sourire et les os se stoppèrent comme si ils attendaient un quelconque ordre pour reprendre leurs macabre danse.

Une voix lugubre rompit les ténèbres : « Que fais tu là ? » m'invectiva le directeur qui portait toujours son habit rouge taché qu'il devait porter lorsqu'il montait sur scène. Mes balbutiements radoucirent sa voix et il se mit a sourire avec ce rictus sanguinaire : « Un Petit fan ? Ca fait toujours plaisir » me souffla-t-il en passant son bras autour de mes épaules pour m'offrir une visite guidée.

Il me présenta nombreux artistes dont la plupart des noms me sortirent de la tête non sans y avoir laissé une impression de déjà vu : Gilles de Rais, César, Pilate, et Judas flottèrent dans mon esprit un moment avant de s'évanouir en découvrant des visage souriant bien que tirés par la fatigue et d'une blancheur presque inquiétante. Assis autour d'un feu, les forains discutaient en diverses langues que je ne comprenais pas pour la plupart mais leurs yeux et l'intonation de leurs voix ne me semblait guère menaçante. Si seulement j'avais su qu'ils discutaient de ce qui allait advenir, redoutant de compter un nouveau damné parmi eux.

Au bout d'un moment, le directeur m'entraîna a l'écart et je profitait de l'occasion pour me lancer, je lui expliquait la vie monotone que je menait ici et le priait de m'engager afin de parfaire mes connaissances de l'art des saltimbanques tout en échappant à ce qui m'attendait. Il parut surpris mais ses traits regagnèrent vite leur attitude disgracieuse qui me déplaisait sans que je puisse dire pourquoi. Il me parla longuement de la vie itinérante, ventant les mérites et pleurant les inconvénients d'une telle vie mais devant mon opiniâtreté il dû se rendre a l'évidence car il me proposa de passer dans sa roulotte pour signer le contrat qui me lierait a eux.

Sa roulotte semblait bien plus grande de l'intérieur que de l'extérieur, elle comprenait deux pièces dont une servait de bureau et l'autre de chambre. Il me pria de prendre place sur un des deux fauteuil de cuir grenat qui entourait une lourde table de bois noir qui lui servait a entreposer sa paperasses. Le sol était recouvert d'un tapis couvert des taches sombres, comme l'habit de directeur pensais-je. Il se mit a chercher fébrilement une feuille de papier vierge et prit une plume d'oie. Sans la tremper dans un quelconque liquide il se mit a gratter le papier avec la pointe de la plume qui rependait une encre rougeâtre de manière régulière. Les unes après les autres, les lettres formèrent des mots dont le sens m'échappait, la joie avait prit possession de moi et je voulu saisir d'une main fébrile la plume que me tendait l'homme lorsqu'il suspendit son geste : « Est tu sur de ce que tu vas faire ? » me demanda-t-il un sourire narquois accroché aux lèvres.
« Bien sur » répondis-je tentant de ne pas hurler tellement la question me paraissait stupide.
Tendant toujours le bras, j'attendis qu'il daigne me tendre la plume pour signer. D'un geste rapide il me planta la pointe dans le doigt, faisant couler quelques gouttes couleur vermeille sur le papier qui sembla s'en abreuver immédiatement. Je voulus me lever pour quitter cet endroit, mais mon corps ne m'obéissant déjà plus, le directeur se pencha sur mon visage et son haleine putride me balaya le visage : « Bienvenue Mana, Bienvenue parmi les damnés des temps passés et a venir ».
Je voulus articuler quelque chose mais un flot de mots incompréhensible s'enfuit de ma bouche ce qui causa mon étonnement.
Il souriait toujours en disant : « C'est un langage que seul les damnés peuvent comprendre, ainsi, tu n'es pas tenté de révéler notre petit secret aux visiteurs, de plus si il te venait l'idée saugrenue de t'enfuir... »
Il n'eut pas besoin de finir sa phrases, mon corps émit un frisson qui me fit comprendre ce qu'encouraient ceux qui choisissaient la fuite...
Il claqua dans les doigts et mon corps se remit en marche sans que je puisse y faire quelque chose.

Une fois dehors, mes compagnons de voyages se massèrent pour me dévisager, le visage emplit d'un incroyable mélange de pitié, de désolation, de regrets et de désespoir.

Le directeur du cirque apparut dans l'encadrement de la porte de sa roulotte, un sourire satisfait égayait son visage et il souffla un ordre que je perçut comme « on y va ». Après quoi, je récupéra un relatif contrôle de mon corps grâce au quel je peux coucher ses mots par écrits car je sais désormais que mon âme sera damnée pour l'éternité. J'écris donc dans l'espoir que ce testament parviendra entre les mains de mes parents, puissent-ils comprendre que je les ai aimé malgré nos différends. Dès cette nuit le cirque aura rejoint son monde m'emportant avec lui mais que cette lettre reste ici par la volonté du tout puissant pour témoigner de la sottise des hommes.

TxT : Mana.
Pix : Mark Fredrikson.

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 04:30

Modifié le jeudi 27 septembre 2007 05:04